Les conséquences sur le sommeil et les symptômes anxieux et dépressifs chez une population de collégiens qui ont vécu une expérience sexuelle non désirée : une étude exploratoire

Authors: Brochu, Roxane
Advisor: Bastien, Célyne
Abstract: Les étudiants collégiens forment une population hautement à risque de vivre une agression sexuelle. Ce type d’expérience peut entraîner un lot de conséquences comme des difficultés de sommeil et des symptômes anxieux et dépressifs. Le terme agression sexuelle est large et comporte plusieurs définitions. À cet égard, des écrits scientifiques ont conceptualisé ce terme selon deux dimensions : 1) l’aspect non désiré d’une expérience sexuelle et 2) le consentement ou non. Cette étude exploratoire a été menée au Cégep Lévis Lauzon et ciblait tous les étudiants âgés de plus de 18 ans. Des questionnaires étaient à compléter sur une plateforme en ligne qui comprenait des questions sur les expériences sexuelles non désirées (ESND) consentante ou non consentante, sur le sommeil (insomnie, cauchemars, détresse associée aux cauchemars et sécurité face à la chambre à coucher, d’autres difficultés de sommeil mesurées à l’aide de l’agenda du sommeil) et sur les symptômes dépressifs et anxieux. Deux objectifs sont à l’étude : 1) explorer les conséquences sur le sommeil et les symptômes anxieux et dépressifs chez les étudiants qui ont vécu une ESND (consentante, non consentante ou les deux) et 2) explorer les conséquences sur le sommeil à l’aide de l’agenda du sommeil chez les étudiants qui ont vécu une ESND(consentante, non consentante ou les deux). À l’objectif 1, l’échantillon total comprend 56participants, dont 80.6% de femmes avec un âge moyen de 19.46 (ET 2.49) ans. Aux résultats, les étudiants ayant vécu une ESND (consentante, non consentante ou les deux) rapportent davantage de symptômes d’anxiété et de détresse reliée aux cauchemars. D’un point de vue clinique, les symptômes d’anxiété et la détresse reliée aux cauchemars demeurent tout de même à un niveau de sévérité peu élevé. À l’objectif 2, 10 participants ont complété l’agenda du sommeil comprenant 7 femmes avec un âge moyen de 19.7 (ET 1.94) ans. Aux résultats, les étudiants ayant vécu une ESND (consentante, non consentante ou les deux) ne se démarquent pas de façon prépondérante du groupe qui ne rapporte aucune ESND selon l’agenda du sommeil, sauf pour une latence d’endormissement plus longue frôlant le seuil clinique de 30 minutes et une somnolence diurne modérément sévère. En somme, ce mémoire de visée exploratoire informe que tant les étudiants qui ont vécu une ESND (consentante, non consentante ou les deux) rapportent vivre des conséquences négatives, mais le portrait n’est pas si sombre de ce à quoi il aurait été possible de s’attendre. De futures recherches sur le sujet demeurent pertinentes.
Document Type: Thèse de doctorat
Issue Date: 2021
Open Access Date: 9 August 2021
Permalink: http://hdl.handle.net/20.500.11794/69904
Grantor: Université Laval
Collection:Thèses et mémoires

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