Femmes de/en guerre : voi(es)x de l’engagement féminin face à la violence armée dans le nord de l’Irlande (1968-1998) et en Palestine (1967-2000)

Élément Dublin CoreValeurLangue
dc.contributor.advisorCampana, Aurélie-
dc.contributor.authorMasse, Johanna-
dc.coverage.spatialIrlande du Nord-
dc.coverage.spatialPalestine-
dc.coverage.temporal20e siècle.-
dc.coverage.temporal1968-1998-
dc.date.accessioned2021-07-05T07:27:51Z-
dc.date.available2021-07-05T07:27:51Z-
dc.date.issued2021-
dc.identifier.other37372-
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/20.500.11794/69527-
dc.description.abstractLorsqu'il est question de violence politique, la manière dont les femmes sont représentées trahit très souvent des représentations genrées problématiques, car essentialistes. L'idée que les femmes, en raison de leurs capacités reproductives, sont naturellement opposées à la violence et intrinsèquement pacifiques a ainsi longtemps prévalu. À la différence des hommes pour qui le recours à la violence dans un objectif politique a largement été accepté comme rationnel, ce n'est pas le cas pour les femmes, qui voient leurs actions violentes dépolitisées. Cette dépolitisation des actions passe alors soit par une privatisation du domaine d'action (de la sphère publique à la sphère privée), soit par une déresponsabilisation de l'auteure de l'action (pathologisation de la personnalité et donc des causes). Encore aujourd'hui, cette justification biologisante persiste, consciemment ou inconsciemment, tendant non seulement à favoriser une invisibilisation de la dimension politique de l'action des femmes, mais plus spécifiquement une invisibilisation de la violence politique féminine. Celle-ci se caractérisant par une assimilation presque automatique des femmes à la catégorie de " victimes ". C'est particulièrement le cas dans les cas de conflits armés où cette invisibilisation est renforcée par ce qui est perçu comme une participation très minoritaire des femmes. À partir des cas d'étude des conflits nord-irlandais (1968-1998) et palestinien (1967-2000), l'objectif de cette thèse est de questionner cette représentation de la participation féminine en analysant les multiples manières dont elle s'est exprimée, dans l'espace et dans le temps. Ainsi, empruntant une approche interactionniste symbolique dans une orientation interprétative de la réalité sociale, nous nous sommes intéressées à l'engagement politique féminin en période de conflit armé à travers la méthodologie des histoires de vie. Plus spécifiquement, à partir d'entretiens réalisés avec femmes ayant - directement ou indirectement - fait l'expérience du conflit, ainsi que des témoignages autobiographiques recueillis dans la littérature, nous avons analysé les processus de politisation et trajectoires féminines au cours de ces conflits. Nous l'avons fait d'une part fait à travers leur dimension spatiale, et d'autre part à travers leur dimension temporelle. Ainsi, c'est tout abord à partir des espaces de la maison et de rue, nous permettant d'interroger la traditionnelle dichotomie entre sphère privée et sphère publique, puis de l'espace de la prison, en tant qu'institution totale que nous avons appréhendé l'engagement féminin dans sa dimension spatiale. Par la suite, c'est en ayant recours au concept de disponibilités biographique et aux concepts de répertoire d'actions et d'opportunité politique que nous avons examiné l'engagement féminin dans sa dimension temporelle. Ensemble, les deux dimensions nous permettent de mettre de l'avant la capacité agentielle des femmes en période de conflit armé, celle-ci s'exprimant de manière complexe et enchevêtrée.fr
dc.description.abstractWhen it comes to political violence, the way in which women are represented very often betrays problematic, essentialist gendered representations. The idea that women, because of their reproductive capacities, are naturally opposed to violence and inherently peaceful has long prevailed. Unlike men, for whom the use of violence for political purposes has been widely accepted as rational, women are often depoliticized in the event of violent action. This depoliticization of actions then passes either by a privatization of the field of action (from the public sphere to the private sphere), or by a disempowerment of the author of the action (pathologization of the personality and thus of the causes). Even today, this biological justification persists, consciously or unconsciously, tending not only to favor an invisibilization of the political dimension of women's action, but more specifically an invisibilization of female political violence. This is characterized by an almost automatic assimilation of women to the category of "victims." This is particularly the case in situations of armed conflict where this invisibilization is reinforced by what is perceived as a very minor participation of women. Based on the case studies of the Northern Irish (1968-1998) and Palestinian (1967-2000) conflicts, the objective of this thesis is to question this representation of female participation by analyzing the multiple ways in which it has been expressed, in space and in time. Thus, borrowing a symbolic interactionist approach in an interpretive orientation of social reality, we are interested in women's political engagement during armed conflict through the methodology of life stories. More specifically, based on interviews with women who have - directly or indirectly - experienced the conflict, as well as autobiographical testimonies collected in the literature, we have analyzed the processes of politicization and female trajectories during these conflicts. We have done so both through their spatial and temporal dimensions. Thus, it is firstly from the spaces of the house and the street, allowing us to question the traditional dichotomy between private sphere and public sphere, then from the space of the prison, as a closed institution, that we apprehended the female commitment in its spatial dimension. Then, using the notion of biographical availabilities and the concepts of repertoire of actions and political opportunity, we examined women's commitment in its temporal dimension. Together, the two dimensions allow us to put forward the agential capacity of women in times of armed conflict, which is expressed in a complex and entangled manner.en
dc.format.extent1 ressource en ligne (xv, 435 pages)-
dc.languagefre-
dc.titleFemmes de/en guerre : voi(es)x de l’engagement féminin face à la violence armée dans le nord de l’Irlande (1968-1998) et en Palestine (1967-2000)-
dc.typeCOAR1_1::Texte::Thèse::Thèse de doctoratfr
dc.date.updated20210721-
dc.subject.rvmViolence politique -- Différences entre sexes.fr_CA
dc.subject.rvmFemmes et guerre -- Irlande du Nord -- Histoire -- 20e siècle.fr_CA
dc.subject.rvmFemmes et guerre -- Palestine -- Histoire -- 20e siècle.fr_CA
dc.subject.rvmConflit israélo-arabe -- Participation des femmes.fr_CA
dc.subject.rvmIrlande du Nord -- Histoire -- 1968-1998 -- Participation des femmes.fr_CA
dcterms.publisher.locationQuébec-
dc.identifier.bacTC-QQLA-37372-
bul.identifier.controlNumber1258955415-
etdms.degree.namePhilosophiæ doctor (Ph. D.)fr_CA
etdms.degree.grantorUniversité Lavalfr_CA
bul.identifier.uuidcd04b0f5-c96a-48bd-8fdf-14d127010100-
bul.faculteFaculté des sciences sociales.-
etdms.degree.disciplineDoctorat en science politique-
bul.date.reception2021-06-23-
dc.identifier.nothese37372-
Collection :Thèses et mémoires

Fichier(s) :
Description TailleFormat 
37372.pdf10.77 MBAdobe PDFMiniature
Télécharger
Tous les documents dans CorpusUL sont protégés par la Loi sur le droit d'auteur du Canada.