Comparaison entre la pratique d'activités physiques déclarée et le niveau de condition physique d'étudiants au collégial

Authors: Harvey, Anik
Advisor: Nadeau, Luc
Abstract: Les étudiants de niveau collégial semblent conscients de l'importance d'être physiquement actifs et des bienfaits de l'activité physique sur la santé (Agence de santé publique du Canada, 1998). Par contre, ils ne semblent pas être suffisamment actifs pour en ressentir les effets positifs, et ce malgré des cours d'éducation physique obligatoires basés sur le développement de compétence, pendant 6 années au primaire, 5 années au secondaire et 3 sessions au collégial. La recension de plusieurs études et recherches scientifiques a permis de traiter différents aspects de la pratique d'activités physiques pour une population collégiale. Cependant, aucune étude ne semble aborder la perception des étudiants de leur niveau de condition physique mise en comparaison avec leur niveau réel de condition physique. Cette présente recherche de type descriptive quantitative et comparative a été réalisée au sein du Cégep de Lévis-Lauzon. Dans un premier temps, un questionnaire traditionnel a été utilisé afin de tracer le portrait de 160 étudiantes et 165 étudiants de niveau collégial en ce qui concerne leur pratique d'activités physiques. Dans un deuxième temps, des mesures de déterminants de la condition physique ont été comptabilisées pour l'ensemble de ces étudiants. Des analyses statistiques et des analyses de corrélation des questionnaires et des valeurs de niveau de condition physique ont permis de dégager des liens entre leurs perceptions, leurs satisfactions, leurs motivations et la réalité de leur condition physique. De façon générale, une grande majorité des étudiants disent pratiquer régulièrement des activités physiques à une fréquence de trois fois par semaine et plus, à une intensité modérée ou plus et pour une durée d'au moins trente minutes par épisode d'activité physique. De légères différences semblent exister quant au choix des activités physiques pratiquées entre les filles et les garçons. Par ailleurs, la nature des activités pratiquées, la fréquence, l'intensité et la durée que les étudiants disent les pratiquer sont exemplaires afin d'obtenir des effets bénéfiques pour leur santé et leur condition physique. Toutefois, les résultats de l'étude permettent de constater que la perception des étudiants, en ce qui concerne leur niveau de pratique d'activités physiques, ne concorde pas nécessairement avec les résultats de leur condition physique. Ces données sont préoccupantes car elles laissent supposer que les étudiants ont possiblement une vision erronée de leur pratique réelle et/ou ils mésestiment les caractéristiques nécessaires pour que cette pratique ait des effets bénéfiques sur leur santé. De plus, malgré qu'ils disent pratiquer régulièrement et avec intensité des activités physiques, une faible majorité d'étudiants se considère satisfait ou très satisfait autant en ce qui concerne leur capacité cardiorespiratoire, leur force ou leur endurance musculaire, leur flexibilité ou leur santé du dos. Leur niveau de satisfaction de leur condition physique semble donc être en lien direct avec leur condition physique réelle, et non avec la pratique qu'ils disent avoir. Par ailleurs, les analyses laissent supposer que l'apparence physique occupe une place importante (pour les étudiants de cette étude) autant pour les garçons que pour les filles. De plus, la recherche de plaisir et de divertissement est un autre facteur de motivation qui semble être un incitatif majeur pour les deux sexes pour pratiquer une activité physique. Finalement, les résultats des analyses portent à croire que la fréquence, la durée et l'intensité de pratique ne sont probablement pas aussi élevées que les étudiants le rapportent. Ce phénomène pourrait s'expliquer en partie par une certaine désirabilité sociale venant confirmer les résultats plutôt médiocres de leur condition physique et de leur composition corporelle. Bref, encore une fois, il semble y avoir une très grande différence entre leur perception et la réalité! Ces constatations soulèvent un questionnement important concernant le programme de formation en éducation physique au collégial, principalement au niveau du troisième ensemble qui vise à développer l'autonomie des participants en regard de leur pratique d'activités physiques. L'analyse des perceptions des étudiants, confrontée aux valeurs réelles de leur condition physique, porte à croire qu'il soit nécessaire de repenser la façon d'aborder le développement de cette compétence et la compréhension des notions de base liées à l'activité physique et la santé.
Document Type: Mémoire de maîtrise
Issue Date: 2009
Open Access Date: 16 April 2018
Permalink: http://hdl.handle.net/20.500.11794/21180
Grantor: Université Laval
Collection:Thèses et mémoires

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