Promotion au champ, de la croissance, l’absorption du phosphore et le rendement de maïs (Zea mays) par les souches de Bacillus isolées des sols du Mali et solubilisant le Phosphate Naturel de Tilemsi

Authors: Traoré, Lamine; Babana, Amadou Hamadoun; Sacko, O.; Yattara, Inamoud Ibny; Antoun, Hani; Lahbib, Messaoud
Other Title(s): Field promotion on growth, P uptake and yield of maize (Zea mays) by Tilemsi Phosphate Rock-dissolving Bacillus strains, isolated from Malian soils
Abstract: La carence de phosphore (P) est l’un des principaux facteurs limitant la production agricole au Mali. Les cultures répondent bien à la fertilisation phosphatée, mais le coût élevé des engrais chimiques importés restreint leur utilisation par les agriculteurs. Cependant, dans la vallée de Tilemsi, le Mali dispose de gisements de phosphates estimés entre 20 à 25 millions de tonnes, avec une teneur en P2O5 de l’ordre de 23 % à 30 %. Dans le but d’améliorer biologiquement l’absorption de phosphore par le maïs fertilisé avec du phosphate naturel de Tilemsi (PNT), l’effet de l’inoculation de souches de Bacillus isolées des sols maliens a été étudié. La croissance et la teneur en P de trois variétés de maïs ont été mesurées en 2007 ; la croissance, la teneur en P et le rendement de la variété de maïs Sotubaka ont été mesurés en 2008 dans des conditions de champ au Mali. L’expérimentation a été menée au cours des saisons agricoles de 2007 et 2008 à la station de recherche agronomique de Samanko située à 15 km au Sud-Ouest du District de Bamako au Mali. Elle est à une latitude de 12°. 31.552’ Nord, à une longitude de 8°.04.906’ Ouest et à une altitude de 316,8 m. Le sol est de type ferrugineux tropical peu lessivé, de texture limono sableuse avec 76 % de sable, 15 % de limon et 9 % d’argile (Labosep, IER, 2008). Un dispositif expérimental de type split- plit- plot à trois répétitions a été utilisé avec, en parcelles principales, la fertilisation (le PNT 300 kg/ha (insoluble), l’engrais chimique, le complexe céréale 100 kg/ha (17-17-17) et le témoin sans phosphore. Toutes les parcelles ont reçu la même quantité d’azote N équivalente à 150 kg d’urée. Les compléments N et K de l’engrais chimique ont été corrigés pour toutes les autres parcelles. Les parcelles secondaires étaient composées de trois variétés de maïs (Dembanyuman, Sotubaka, Tiémantié) et les parcelles tertiaires étaient composées de témoin non inoculé et les six inoculations avec les lignées de Bacillus solubilisant le PNT. Toutes les lignées appartiennent à Bacillus subtilis subsp. subtilis (T) ; DSM10. Nos résultats ont montré que la fertilisation phosphatée du maïs avec le PNT ou le complexe céréale (17-17-17) améliore significativement les rendements grain et de la biomasse sèche. L’inoculation avec les souches de bactéries solubilisant le PNT n’a pas influencé la taille des plants après 60 jours de croissance mais elle a significativement influencé l’absorption de P dans les grains et dans la biomasse aérienne sèche. La fertilisation du maïs avec le PNT et l’inoculation avec ces bactéries ont occasionné une plus grande teneur en phosphore des grains et de la biomasse sèche du maïs. La mycorrhization des racines de maïs par les champignons mycorrhiens indigènes a été déterminée en utilisant la méthode de Philips et Hyman (1970).
Document Type: Article de recherche
Issue Date: 1 January 2013
Open Access Date: 25 October 2017
Document version: VoR
Permalink: http://hdl.handle.net/20.500.11794/15723
This document was published in: Les Cahiers de l’Economie Rurale, No 13
Collection:Articles publiés dans des revues avec comité de lecture

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