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Délais de thrombolyse chez les patients en infarctus du myocarde dans un centre hospitalier de Chaudière-Appalaches

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2005
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CONTEXTE : Plus un patient en infarctus du myocarde reçoit rapidement un traitement de thrombolyse, plus marqués sont les avantages en termes de diminution de la morbidité et de la mortalité. Divers délais existent entre l’apparition des symptômes et l’administration finale du traitement de thrombolyse, que ce soit en préhospitalier ou en hospitalier. OBJECTIFS : 1) Décrire les caractéristiques sociodémographiques et les facteurs de risque de maladie cardiovasculaire des patients en infarctus du myocarde qui se sont présentés en ambulance au centre hospitalier de l’Hôtel-Dieu de Lévis de janvier 2001 à août 2003; 2) Déterminer les délais « préhospitaliers », « hospitaliers » et « appel-thrombolyse » actuels, pour la population à l’étude; 3) Identifier les facteurs associés à ces délais de thrombolyse. MÉTHODES : Il s’agit d’une étude rétrospective de 82 dossiers ambulanciers et médicaux de l’urgence du centre hospitalier universitaire Hôtel-Dieu de Lévis. Les dossiers pertinents ont été tirés d’une base de données propre à l’urgence du centre hospitalier (CH) où se déroulait l’étude. Les critères d’inclusion et d’exclusion comprenaient : avoir été amené(e) au centre hospitalier par ambulance et avoir reçu une thrombolyse pour un diagnostic d’infarctus du myocarde prouvé par une élévation des segments ST au premier électrocardiogramme, ne pas avoir été transféré(e) d’un autre CH, être âgé(e) de 18 ans et plus et ne pas être enceinte. Les éléments mesurés comprenaient des variables dépendantes, soit les heures de début des symptômes, d’appel au centre 911, d’arrivée des ambulanciers au domicile, de départ du domicile, d’arrivée au CH, de triage, d’évaluation médicale et de traitement. Les variables indépendantes comprenaient les facteurs de risque cardiovasculaire (le diabète, les antécédents de maladie cardiaque, l’hypertension artérielle, le tabagisme et la dyslipidémie), les signes vitaux à l’arrivée, le type d’infarctus, les traitements adjuvants utilisés en plus de la thrombolyse et des données sociodémographiques comme l’âge, la distance « domicile-hôpital », l’indice de défavorisation matérielle et sociale, et le sexe. Des analyses descriptives ont été réalisées, principalement pour les facteurs de risque cardiovasculaire et les éléments sociodémographiques. Des analyses bivariées ont ensuite été conduites pour croiser ces dernières variables avec les délais « appel-thrombolyse », « préhospitalier » et « hospitalier ». Des analyses multivariées ont finalement été effectuées pour tenir compte, notamment, des variables confondantes. RÉSULTATS : La population était composée à 66 % d’hommes, d’un âge moyen de 64 ans, ayant principalement des antécédents d’angor, d’infarctus du myocarde (IDM), de maladie cardiaque athérosclérotique (MCAS) familiale, de tabagisme ou de diabète. Jusqu’à 16 % des patients avaient un état sévèrement altéré (défaillance cardiaque, atteinte de l’état de conscience et/ou choc) à leur arrivée au CH. Une forte proportion avait eu un IDM dans le territoire coronarien inférieur (57 %) et arrivait à l’urgence de jour (50 %). Bien que les signes vitaux étaient normaux globalement, un taux de complications (angor, hypotension, arythmies et/ou décès) de 12 % était observé. Le délai « préhospitalier » était de 38 minutes, le délai « hospitalier » de 30 minutes et le délai « appel-thrombolyse » global de 68 minutes. Par ailleurs, deux sous-populations distinctes ont été observées : la première résidant près du CH et la seconde résidant loin du CH. Pour la sous-population résidant près du CH, la distance « domicile-hôpital » était significativement associée au délai « hospitalier », après ajustement. Pour la sous-population résidant loin du CH, la distance « domicile-hôpital » était identifiée comme un facteur associé significativement, après ajustement, aux délais « appel-thrombolyse » et « préhospitalier », tout comme l’étaient la dyslipidémie pour le délai « préhospitalier » et un indice de défavorisation sociale élevé pour le délai « hospitalier ». CONCLUSION : Dans le milieu à l’étude, le respect des recommandations de traitement de l’infarctus du myocarde dans un délai d’une heure ou moins n’est pas respecté de huit minutes en moyenne. Le délai le plus propice au changement semble être le délai « hospitalier », particulièrement en ce qui concerne l’intervalle « évaluation médicale - début de la thrombolyse ».
BACKGROUND : The sooner a patient with an acute myocardial infarction receives a thrombolytic treatment, the better the outcome in terms of morbidity and mortality. Some delay exists, however, between the onset of the first symptoms and the start of the thrombolytic regimen. OBJECTIVES : 1) To describe the sociodemographic characteristics and cardiovascular risk factors of a population of patients brought in by ambulance to Hôtel-Dieu de Lévis hospital with a diagnosis of acute myocardial infarction (AMI) between January 2001 and August 2003; 2) To determine “call-to-needle” time, “hospital” time and “prehospital” time in the population under study; 3) To identify the variables associated with delays in thrombolysis. METHODS : This was a retrospective analysis of 82 hospital and emergency medical services (EMS) records from January 2001 to August 2003. Records were gathered from a data bank created for the emergency department of Hôtel-Dieu de Lévis hospital. Patients were included if they were older than 18 years, were not pregnant, had not been transferred from another hospital, came by ambulance and had received a thrombolytic regimen for acute myocardial infarction with ST elevation on their initial EKG. Dependent variables included times of symptoms onset, EMS call, EMS arrival and departure from patient’s residence, EMS arrival at the hospital, nurse triage, doctor evaluation and treatment. Independent variables included the presence of diabetes, cardiac disease history, hypertension, smoking, hypercholesterolemia, age, sex, type of AMI, distance residence-hospital, vital signs at arrival and other treatments received besides thrombolysis. Descriptive analyses were performed mainly for cardiovascular risk factors and sociodemographics characteristics. Bivariate analyses were then conducted between these variables and “call-to-needle” times, “hospital” times and “prehospital” times. Data were then processed in a mutivariate analysis model, mainly to adjust for confounding factors. RESULTS : Sixty-six percent of the study population were males aged of 64 years (as a mean). The most frequent cardiac risk factors were myocardial infarction, angina, tobacco use, family history of coronary artery disease or diabetes mellitus. As far as 16 % of patients had an altered state at presentation (shock, altered mental status and/or heart failure). A majority of patients (57 %) had an inferior myocardial infarction. Most of them (50 %) presented themselves during the day. The majority of patients had normal vital signs, but twelve percent presented complications (mainly angina, hypotension, arythmia and/or death). Prehospital delay was 38 minutes. Hospital delay was 30 minutes. Call-to-needle time was 68 minutes. Two sub-populations were identified: one living near the hospital and one living far from it. For the sub-population living far from the hospital, the distance residence-hospital was identified, after adjustements, as a signifiant determinant of “call-to-needle” time and “prehospital” time, as were also dislipidemia for “prehospital” time and a defavorised social rating for “hospital” time. As for the sub-population living near the hospital, the distance residence-hospital was a significant determinant of “hospital” time after adjustements. CONCLUSION : The “golden hour” recommendation was not respected in our study population by an average of eight minutes. Hospital delay, particularly with respect to treatment, seems to be the portion most amenable to change.
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