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L'autisme et la perception du temps selon le modèle du surfonctionnement perceptif

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2021
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Cette étude se classe dans le domaine de la psychologie de la perception du temps et cherche à documenter comment celle-ci fonctionne chez les autistes. En particulier, elle s’intéresse à l’influence du contexte global sur la perception d’intervalles locaux. Dans cet objectif, un groupe de participants autistes (n = 11) et un groupe contrôle (n = 11) ont effectué une tâche de comparaison d’intervalles allant de 200 à 800 ms. Chaque comparaison d’intervalles sonores est précédée d’une séquence au rythme régulier, l’ensemble étant intégré dans une session aux rythmes multiples. L’expérience comprend quatre sessions dont les propriétés distributionnelles diffèrent. Cette étude mesure l’influence de la modification du rythme moyen d’une session expérimentale (un son à chaque 400 vs 600 ms) ainsi que de son hétérogénéité (différence de 200 vs 400 ms entre le plus court et le plus long intervalle) sur l’erreur constante (EC), l’EC exprimée en valeur absolue et la fraction de Weber. Conformément à ce qu’ont obtenu Jones et McAuley (2005) auprès de non-autistes, les résultats indiquent que chez les deux groupes, la perception temporelle est sujette aux effets du contexte global. De plus, les résultats confirment que la plus grande autonomie de la perception par rapport aux fonctions de haut niveau, caractéristique centrale du fonctionnement cognitif des autistes, influence leur perception du temps. En diminuant l’influence du contexte, cette particularité favorise tant la perception que la discrimination. Finalement, l’analyse de tous les intervalles compris dans l’expérience indique, en moyenne, de moins grands écarts d’estimation ainsi qu’une meilleure discrimination temporelle chez les autistes. Pris dans leur ensemble, les résultats appuient le modèle du surfonctionnement perceptif de Mottron et al. (2006), qui soutient que chez les autistes, une plus grande implication des aires cérébrales dédiées à la perception est liée à un traitement de l’information plus efficace.
The current study belongs to the field of time perception psychology and attempts to better explain it’s functioning in autistic people. In particular, this work investigates global context effects on local time judgments. Therefore, a group of autistic subjects (n = 11) and a control group (n = 11) performed an auditive interval comparison task. The intervals comprised in the study were ranged between 200 and 800 ms. Every interval comparison followed a regular rhythmic sequence delaminated by brief tones, and the whole was integrated into a multirhythmic session. There were four sessions in the experiment, and each of them had a unique set of distributional properties. This study investigated the impact of modifying a session’s average pace (one sound at every 400 vs 600 ms) and heterogeneity (200 vs 400 ms difference between the shortest and the largest interval) on constant error (CE), CE absolute value and Weber ratio. In addition to confirm what Jones and McAuley (2005) obtained in their original experience with non-autistic subjects, the results indicate that among the two groups, time perception can be influenced by global context. Next, they confirm that time perception and discrimination sensitivity of autistic people are more autonomous toward high level functions, which is a central characteristic of autistics cognitive functioning. By reducing context effect on perception and discrimination, this characteristic helps perception and discrimination. Then, for the average of all durations comprised in this study, time perception and discrimination of autistic people were better than those of non-autistics. Taken into a whole, results support the enhanced perceptual functioning model (EPF) of Mottron and al. (2006), which sustains that among autistics, a greater implication of perceptual brain areas is related to a more effective information processing
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