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Hypothèse de programmation foetale : implications pour la sécrétion de cortisol et le développement de l'enfant

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2015
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L’objectif principal de cette thèse est de vérifier l’influence des facteurs prénataux sur le développement de l’enfant et d’explorer les mécanismes par lesquels cette influence survient. Dans un premier temps, une méta-analyse a été effectuée afin de vérifier l’association entre divers facteurs prénataux et la sécrétion de cortisol des enfants âgés de moins de 5 ans. Les variables prénatales considérées sont le stress maternel prénatal, ainsi que la consommation prénatale d’alcool, de tabac ou de drogues. Dix-neuf études ont été retenues et les résultats démontrent un lien significatif entre les facteurs prénataux et la sécrétion de cortisol chez l’enfant (d = .36, p < .001). Les analyses de modération révèlent que cette association est plus élevée en ce qui concerne la consommation prénatale d’alcool, la sécrétion de cortisol basal et l’utilisation de devis de recherche rétrospectifs. Les effets de modération obtenus suggèrent entre autres que des mécanismes d’action différents pourraient être en cause selon le type d’exposition prénatale étudié. Dans un deuxième temps, une étude empirique a été réalisée afin d’explorer les mécanismes qui pourraient expliquer l’association entre les facteurs prénataux et le développement de l’enfant. Plusieurs études suggèrent que la sécrétion de cortisol de l’enfant et la sensibilité maternelle puissent agir comme médiateurs dans l’association entre le stress maternel prénatal et le développement cognitif de l’enfant. Cette étude empirique a donc pour objectif de tester ces modèles de médiation et de vérifier la présence d’effets directs du stress maternel prénatal, de la sécrétion de cortisol de l’enfant et de la sensibilité maternelle sur le développement cognitif de l’enfant. Les résultats obtenus documentent la présence d’effets directs et indépendants du stress maternel prénatal, de la sécrétion de cortisol de l’enfant et de la sensibilité maternelle afin de prédire le développement cognitif de l’enfant à 3 mois. De plus, aucune relation de médiation n’est documentée. Les résultats soutiennent ainsi à la fois l’influence des facteurs de l’environnement prénatal, celle de l’environnement postnatal et une contribution des facteurs propres à la physiologie de l’enfant dans la prédiction du développement cognitif en bas âge.
The purpose of the present doctoral thesis is to examine the association between prenatal environment and early human development and to investigate mechanisms by which fetal programming can occur. To clarify this association, we conducted two different studies. First, we did a meta-analysis to examine the relation between various prenatal variables and child cortisol secretion. Prenatal variables considered were maternal prenatal stress and maternal prenatal use of alcohol, tobacco and drugs. Nineteen studies were included in the analysis and results reveal and significant and moderate association between prenatal variables and child cortisol secretion (d = .36, p < .001). Moderator analyses reveal that greater effect sizes can be traced to maternal alcohol use, to the use of retrospective research methodology, where mothers are questioned after child birth regarding programming variables, and to the use of baseline measures of cortisol secretion, as opposed to recovery measures. Moderation effects suggest that different mechanisms could be involved when different prenatal variables are considered. Secondly, an empirical study was conducted in order to examine mechanisms that could explain the association between prenatal environment and early human development. The purpose of this empirical study is to test the possibility that early differences in cortisol secretion and maternal interactive sensitivity may mediate the link between maternal prenatal stress and infant cognitive development. The results reveal independent effects of maternal prenatal stress, infant cortisol secretion and maternal sensitivity to predict infant cognitive development. However, the results do not reveal mediation neither for infant cortisol secretion nor for maternal interactive sensitivity in the association between maternal prenatal stress and infant cognitive development. Together, these results provide support for a contribution of prenatal environment, postnatal environment and of infant’s physiological characteristics to predict infant cognitive development.
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thèse de doctorat