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Semantic analysis of the use classifiers in Tagbana

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2015
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L’examen de la littérature concernant le phénomène des classificateurs dans les langues africaines en général et en particulier dans la langue Tagbana, révèle que l’emploi des classificateurs dans le discours est envisagé sous l’angle d’un accord purement morphologique lié à une perspective syntaxique qui fait abstraction des fondements sémantiques, voire conceptuels qui caractérisent ces emplois. Envisageant, pour notre part, le phénomène sous l’angle des conditions cognitives qui déterminent l’emploi des classificateurs dans le discours, en rapport avec les cadres d’investigations de la psychomécanique et de la grammaire cognitive, il a été démontré dans cette thèse que les classificateurs k, l, m, p, t, et w dénotent une fonction cognitive fondamentale: la structuration du domaine référentiel sur la base de six (06) catégories conceptuelles: Le concept de l’animé désigné par la forme w; Le concept de l’inanimé désigné par la forme k; Le concept de discontinuité désigné par la forme l; Le concept de d’homogénéité désigné par la forme m; Le concept du pluriel ayant rapport avec la neutralisation des individualités au profit de l’ensemble perçu comme un tout désigné par la forme t; Le concept du pluriel ayant rapport avec la conservation des individualités au sein du groupe désigné par la forme p. Ces catégories conceptuelles conditionnent et rendent explicite toute conceptualisation dont est capable le locuteur au regard des données de l’expérience. Dans leur apports conceptuel et sémantique à la définition des référents du discours, les classificateurs expriment le genre et le nombre tels qu’envisagés par le locuteur.
An examination of the literature on this topic of classifiers in African languages reveals that in general the use of classifiers has been treated as conditioned by a pure morphological process, independent of any semantic and conceptual basis. Viewing the phenomenon from the perspective of the mental conditions underpinning the use of classifiers in discourse, within both the Guillaumean and cognitive grammar frameworks, it has been demonstrated that classifiers have a cognitive function: they structure the experiential domain of Tagbana speaker into six conceptual categories. Investigations into the uses of the classifier k, l, m, p, t, and w in discourse indicate that there are six conceptual categories through which Tagbana speakers view the input from the universe of experience: The concept of high-scale animacy designated by the classifier w; The concept of inanimacy designated by the classifier k; The concept of discontinuity designated by the classifier l; The concept of homogeneity designated by the classifier m; The concept of plurality with loss of individuation designated by the classifier t; The concept of plurality with maintenance of individuation designated by p. These mental categories allow the speakers’ conceptualizations of any experiential entity. A classifier can be defined, therefore, as a linguistic means which allows and makes explicit the speaker’s conceptualization of the experiential entity being talked about.
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thèse de doctorat