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Paysages de l'holocène : une expérience de connaissance par la création d'art

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2009
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Paysages de l’holocène est une recherche création sur la forme de pensée et de connaissance liées à la pratique artistique. Cette thèse situe l’art dans l’ensemble de la connaissance transdisciplinaire en l’associant avec les modes de type gnostiques, tels le sacré, l’alchimie et l’hermétisme. Elle s’appuie sur la création de cinq œuvres (36 paysages de l’holocène, Labyrinthe, la Courbure, Pierres gravées et Quatuors de l’holocène) traversées par une conscience historique et géologique et imbues d’une émotion cosmique et existentielle. Ces œuvres évoquent la présence humaine sur la Terre et tout particulièrement le regard — à la fois contemplatif et créateur — que l’esprit pose sur le monde. La thèse, sous-titrée Une expérience de connaissance par la création d’art, examine les processus de réflexion opérant dans la poïétique de ces œuvres, et fait l’hypothèse que la création d’art est un mode « inséparablement opératif et méditatif » (F. Bonardel) s’apparentant à une gnose, vécue comme un sentiment de signifiance, comme une expérience de l’être ; c’est-à-dire une connaissance participative où l’objet de l’œuvre, le sujet qui connaît (l’artiste) et le mode de connaissance lui-même (l’art) se révèlent en même temps. À travers le récit détaillé du processus de création, on en vient à voir que la création est informée par une « cosmologie d’atelier », propre à l’œuvre, singulière et non dualiste, structurant les opérations et la pensée de l’artiste. À partir de textes sur la recherche création, l’esthétique, l’histoire des religions, la pensée systémique, la transdisciplinarité, et s’appuyant sur de nombreux écrits d’artistes, l’essai décrit l’art comme un mode de conscience et d’être, qu’il compare au « sacré » tel que décrit par M. Eliade et G. Bateson. Il le situe ensuite dans la transdisciplinarité, en l’établissant comme un paradigme des « facultés créatrices » (W. Heisenberg) opérant dans la « zone de non-résistance » décrite par B. Nicolescu. Mais loin de se présenter comme une théorie générale de la connaissance artistique, l’essai finit par revenir sur lui-même et s’explique comme une aventure de création de théorie : un processus créateur à part entière lui aussi, une « méta œuvre » plastique et scripturale, vivant dans une dimension imaginaire de la connaissance.
Paysages de l’holocène (Landscapes of the Holocene) is an art-based research project exploring the thought process and form of knowledge related to artistic practice. Artistic practice is located within transdisciplinary inquiry as a way of knowing associated to Gnostic epistemologies such as the sacred, alchemy and hermeticism. The research is based on the creation of five works (36 paysages de l’holocène, Labyrinthe, la Courbure, Pierres gravées et Quatuors de l’holocène), each infused with an awareness of history and geology, and soaked in cosmic and existential emotionality. These works evoke our human presence on earth, particularly our human gaze — at once contemplative and constructive — upon the world. Subtitled Une expérience de connaissance par la création d’art (an experience of knowing through the creation of art), the dissertation examines the reflection processes taking place in the making (the poïetics) of the five works. It hypothesizes that art creation is a non objective form of knowledge, a feeling of signification, an experience of Being: i.e. a participative epistemology in which the subject of the work, the knower (the artist) and the mode of inquiry itself (art) are revealed at once, in the same process. Through a detailed narrative of the creative process, we come to see that creation is in/formed by a “studio cosmology” specific to the work, singular and non dualistic, defining the operations and the thinking of the artist. The essay draws from several artists’ writings, and texts on art-based research, aesthetics, history of religions, systems thought, and transdisciplinarity, to comparatively describe art in relation to the Sacred as defined by M. Eliade and G. Bateson : as a mode of consciousness and a mode of Being. It proceeds to locate art in a transdisciplinary context, establishing it as a paradigm of the “creative faculties” (W. Heisenberg) operating in the “zone of non resistance” described by B. Nicolescu. Yet, far from claiming to be a general theory of artistic knowledge, the essay returns upon itself and appears as an adventure in theory creation: a creative process in its own right, a “meta-work” of both aesthetic and written nature, living in an imaginary dimension of knowledge.
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Tableau d’honneur de la Faculté des études supérieures et postdoctorales, 2009-2010
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thèse de doctorat