Personne :
Tardif, Jacinthe

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Fonction
Nom de famille
Tardif
Prénom
Jacinthe
Affiliation
Université Laval. Faculté de foresterie et de géomatique
ISNI
ORCID
Identifiant Canadiana
ncf13706611
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Résultats de recherche

Voici les éléments 1 - 1 sur 1
  • Publication
    Accès libre
    Fréquentation des habitats par la paruline à calotte noire (Wilsonia Pusilla) en sapinière boréale humide
    (2004) Tardif, Jacinthe; Desrochers, André
    Plusieurs espèces d’oiseaux forestiers qui se reproduisent en Amérique du Nord ont des effectifs en déclin et nécessitent donc un suivi à long terme afin de respecter nos engagements en matière de biodiversité. De celles-ci une forte proportion est représentée par des espèces spécialistes de divers types d’habitats ouverts, c’est-à-dire sans couvert arborescent. Des habitats ouverts sont créés chaque année par les coupes totales en forêt boréale, mais ils sont en nette diminution dans les forêts plus méridionales de l’Est de l’Amérique du Nord depuis quelques décennies. Suite à l’importante médiatisation menée par plusieurs groupes de pression pour décrier la perte des forêts surannées et vierges, les coupes totales pratiquées par les forestiers sont de plus en plus mal perçues. Pourtant, les coupes totales, en tant que milieux ouverts, peuvent constituer d’importants habitats fauniques. Afin de déterminer leur importance pour la conservation, il est essentiel de mieux connaître leur utilisation par la faune. Cette étude s’est penchée sur une espèce faunique de milieux ouverts, la Paruline à calotte noire (Wilsonia pusilla). Les populations de cette espèce subissent une importante diminution depuis les 40 dernières années. Nous avons donc mesuré l’occurrence de cette espèce dans 43 sites d’aulnaies et 90 sites de coupes totales, sur le territoire de la Forêt Montmorency, Québec. Nous avons également mesuré 5 paramètres phénotypiques (poids, longueur de rectrice, longueur du bec, longueur de la calotte et longueur de l’aile) afin de vérifier s’il existait une différence entre les individus capturés dans les deux milieux. Finalement, nous avons vérifié quels étaient les facteurs du paysage qui influençaient l’occurrence de l’oiseau dans un site, et ce à quatre rayons différents (50m, 100m, 200m et 400m). Nous avons trouvé une proportion équivalente de Paruline à calotte noire dans les aulnaies que dans les coupes totales. Nous n’avons trouvé aucune différence phénotypique entre les individus capturés dans les deux habitats. La quantité de milieux ouverts autours des sites était fortement associée avec la présence de Parulines à calotte noire et ce, aux quatre rayons étudiés. La présence d’aulnaies buissonnantes et la quantité de régénération entre 2 et 4 m étaient aussi associées à la présence de l’espèce. Ces résultats jettent une nouvelle lumière sur l’habitat de l’espèce et identifient les coupes totales comme des milieux potentiellement importants pour le maintien des populations. Cependant, le rôle joué par les coupes totales devra être précisé grâce à des données sur la reproduction.