Personne :
Bourliaguet, Bruno

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Fonction
Nom de famille
Bourliaguet
Prénom
Bruno
Affiliation
Département de sociologie, Faculté des sciences sociales, Université Laval
ISNI
ORCID
Identifiant Canadiana
ncf11859269
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Résultats de recherche

Voici les éléments 1 - 2 sur 2
  • Publication
    Accès libre
    L'amgot : contingence militaire ou outil de politique étrangère?
    (2009) Bourliaguet, Bruno; Lukic, Reneo
    L'application programmée de l'Amgot, lors de la libération de la France en 1944 s'est heurtée à la farouche opposition de de Gaulle. Cette thèse fut reprise pendant 50 ans dans l'historiographie française. Les études américaines considèrent plutôt les Affaires civiles des armées alliées, corps chargé du gouvernement militaire, comme une contingence. Pour disposer d'une évaluation des moyens, de l'emploi et des objectifs des Affaires civiles, nous étudions qualitativement et quantitativement ses capacités, ainsi que ses doctrines. En employant les sources diplomatiques, nous essayons de discerner les volontés américaines, mais aussi les perceptions françaises. Nous nous attardons sur une vision plus réaliste de la politique de Roosevelt pour montrer que les relations hostiles envers de Gaulle ne sont pas que personnelles mais découlent d'oppositions politiques concrètes. Cette étude permet finalement de déterminer la puissance réelle des Affaires civiles et d'estimer si elles furent un instrument politique ou une contingence.
  • Publication
    Accès libre
    Le conseil scientifique à la Maison-Blanche : acteurs, fonctions, pouvoirs
    (2016) Bourliaguet, Bruno; Fréchet, Guy
    La question du développement et de l'institutionnalisation du conseil scientifique de la présidence américaine constitue le coeur de cette thèse. Elle se situe au croisement de la sociologie de la science et de la sociologie politique, tout en débordant sur celles des élites, des organisations, de l'innovation et du développement durable. Elle commence par écrire l'histoire de cette institution depuis la Seconde Guerre mondiale en suivant à la fois les réorganisations administratives dont elle a été l'objet et les enjeux politiques qu'elle a cristallisés. Elle le fait en l'intégrant à l'histoire plus générale des transformations marquantes de la société américaine. Cette mise en perspective permet de justifier une périodisation qui se synchronise en grande partie aux mutations qui affectent la première économie mondiale et qui divisent l'histoire du conseil scientifique à la Maison-Blanche en trois grandes époques : de 1933 à 1974, de 1974 à 1989 et de 1989 à 2016. Dans un second temps, la thèse propose une sociographie des conseillers qui travaillent au sein du bureau exécutif du président. En privilégiant l'analyse comparative entre les première et dernière périodes, cette étude révèle une modification sensible du recrutement en matière d'âge, de reconnaissance académique, de réalisation professionnelle et de représentation disciplinaire. Elle permet surtout de repérer l'apparition d'un nouveau type de conseiller, à savoir le scientifique qui a réussi une carrière d'entrepreneur en valorisant une innovation technologique. L'analyse suggère que cette évolution, comme celle des conditions formelles et informelles de l'exercice du conseil, traduit l'apparition d'un nouveau type d'intégration de la science, de la technologie et de l'économie guidée par la priorisation de la croissance et du développement. Pour mieux comprendre cette intégration, la thèse étudie ensuite les fonctions formelles du conseil scientifique et celles que l'analyse peut reconstruire. Dégagées de leur contingence, on verra que ces dernières changent peu sur l'ensemble de la période. Le conseil de la présidence sert de façon régulière à légitimer, crédibiliser et faire performer les politiques suivies par l'exécutif américain, mais surtout à officialiser des politiques pour les élever au titre de référence. Ce faisant, en même temps qu'il traduit la nouvelle fonction de la technoscience dans les domaines militaire et économique, le conseil scientifique qui s'exerce au sein de l'exécutif de la première puissance mondiale participe d'un élargissement décisif de la réflexion sur l'exercice du pouvoir, d'un élargissement de cet exercice, de la circulation de cet exercice qui accompagne sa rationalisation dans les temps modernes et qui depuis le XVIIIe siècle se cantonnait pour l'essentiel à un détour par la science de l'économie politique. Se pose alors avec acuité la question de l'étendue des pouvoirs de ces conseillers au sein du gouvernement, une question qui est traitée ici au croisement de différentes théories proposées par les politistes, les philosophes et les sociologues, de Mintzberg à Foucault en passant par Bourdieu. Même si elle conclut à la relative inaptitude du pouvoir technocratique à se cristalliser en se personnalisant, la thèse n'entend nullement minimiser sa réalité ni le pouvoir plus spécifique qu'exercent les conseillers. Elle tend en effet à reconnaître une forme particulière de pouvoir technocratique, délégué et institué par le pouvoir politique, celui des conseillers, qu'elle qualifie de « pouvoir d'influence ». Elle précise les conditions d'affirmation de cette influence, circonscrit son périmètre d'expression et discute de sa nature. De manière concrète, elle offre d'éclairer sous un jour différent les politiques actuelles de la présidence Obama conduites par des technocrates que cette administration a abondamment recrutés, comme celle d'une transition énergétique jugée vitale pour freiner le réchauffement climatique. En fait, elle dévoile les ambiguïtés de la fonction de la science dans le développement économique dit « durable ». Elle tend encore à montrer que loin de constituer un exercice moral de la démocratie, mais loin aussi de représenter une atteinte irrémédiable à ses valeurs, les biais de gouvernance découverts par l'analyse relèvent surtout de la pratique « normale » du gouvernement. Finalement, la thèse suggère de considérer les transformations qui affectent le recrutement, les fonctions et les pouvoirs des conseillers scientifiques de la Maison-Blanche comme révélatrices des mutations de la production technoscientifique et des adaptations de la stratification de la communauté scientifique américaine, phénomènes à la source de conflits en gestation.