Personne :
Cotroneo, Maria

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Date de naissance
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Fonction
Nom de famille
Cotroneo
Prénom
Maria
Affiliation
Faculté des lettres et des sciences humaines, Université Laval
ISNI
ORCID
Identifiant Canadiana
ncf11866522
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Résultats de recherche

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  • Publication
    Accès libre
    Entre fiction et témoignage : les enjeux théoriques de la pratique testimoniale et la présence du doute dans les récits de la Shoah d'Elie Wiesel et d'Imre Kertész
    (2013) Cotroneo, Maria; Audet, René
    La présente thèse vise à revisiter la question de l’indicible et à explorer davantage le lien assez problématique entre fiction et témoignage dans la littérature de la Shoah. À travers l’analyse principale des œuvres d’Elie Wiesel, La nuit et Le crépuscule, au loin, et l’analyse des œuvres d’Imre Kertész, Être sans destin et Le chercheur de traces, nous tenterons d’arriver à une définition renouvelée du témoignage littéraire et de l’attestation testimoniale qui comprend le factuel ainsi que le fictionnel. D’ailleurs, notre propos dans cette thèse est de montrer, contrairement à l’idée commune de l’indicible, la manière dont l’expérience de la Shoah se dit à travers la littérature. Ces écrivains ne communiquent pas l’événement de la manière la plus transparente et directe possible, mais se servent de différentes stratégies narratives afin de transmettre l’expérience de la Shoah. Les œuvres de Wiesel et de Kertész font preuve d’un discours hésitant et incertain qui illustre un doute dans la perception du réel de la Shoah décrite par le narrateur. Ce travail a donc pour but d’explorer les modalités de fragilisation du rapport véridictoire du témoignage et d’offrir, à travers l’analyse des œuvres à l’étude, des exemples particuliers de cette distance du témoignage par rapport à la vérité historique. Le doute sera l’exemple le plus avancé de la question de la vérité dans le témoignage qui se déplace de la vérité historique vers une vérité testimoniale. Nous verrons avec l’analyse du doute que les textes à l’étude de Wiesel et de Kertész constituent moins un témoignage de la réalité vécue qu’un témoignage du doute de la réalité perçue.