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Personne :
Théorêt, Émilie

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Théorêt

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Émilie

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Département de littérature, théâtre et cinéma, Faculté des lettres et des sciences humaines, Université Laval

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  • PublicationAccès libre
    La poésie des femmes au Québec (1903-1968) : formes et sociologie de la discontinuité
    (2013) Théorêt, Émilie; Beaudet, Marie-Andrée
    Deux faits sont observables lorsque l'on considère les femmes dans l'histoire de la poésie au Québec : elles sont très peu présentes au sein du récit historique et leur trajectoire sont majoritairement interrompues (abandons de l'écriture et silences littéraires prolongés). Partant du postulat selon lequel il existe un lien d'interdépendance entre la discontinuité des trajectoires poétiques féminines et leur faible présence dans l'historiographie, cette thèse cherche à éclairer les conditions sociologiques et formelles qui ont nui à l'inscription des nombreux parcours poétiques féminins interrompus dans le discours historique entre 1903 et 1968. La majorité des femmes poètes semblent échapper au discours historique tant à cause de leur façon de se positionner dans le champ littéraire que dans leur manière de reconfigurer le partage du sensible dans leur oeuvre. En ce sens, le motif de la discontinuité s'inscrirait tout à la fois dans la trajectoire et dans les textes. À l'aide des outils que propose la sociologie de la littérature (Pierre Bourdieu) et s'inspirant de la notion de posture (Jérôme Meizoz), cette thèse examine les trajectoires de femmes poètes ainsi que leur production poétique comme deux versants d'une posture de la discontinuité. Cette posture est finalement confrontée à la réception de l'oeuvre afin d'en saisir la fortune. S'ouvrant à l'orée du XXe siècle, avec la parution des premiers recueils de poésie écrits par des femmes, cette étude s'arrête au seuil de la remise en question féministe et militante des années soixante-dix. À travers l'étude de ce corpus, on apprend que les oeuvres étudiées contribuent à façonner et reflètent des postures de femmes poètes qui, bien souvent, mettent en évidence la difficulté à écrire et à s'affirmer comme sujet. Reflétant cette difficulté, la forme des recueils étudiés est souvent hétérogène : la poésie cherche à s'apparenter à des genres naturellement réservés aux femmes (genres de l'intime) et appelle un destinataire. Loin d'une insoumission au discours dominant on remarque des formes d'hétéronomie caractéristique d'un inconfort existentiel. Bel et bien marqués au sceau d'une discontinuité ces textes prolongent une position sociologique et participent avec elle à forger une posture qui porte en elle les germes de l'abandon littéraire. La réception de ces oeuvres à tendance à passer outre la réalité féminine telle que posée par la poésie et ainsi ne réalise pas le rêve formulé dans le texte. Ceci a pour effet de provoquer un repli définitif de la femme poète sur elle-même. L'interruption de la trajectoire poétique est généralement le résultat d'un manque d'appui et de réseau, ainsi que le fruit d'un investissement non exclusif dans la carrière poétique. Grâce à leur position sociale privilégiée, celles qui envisagent dès leur jeunesse la carrière poétique/littéraire comme telle et abordent franchement la poésie (sans mélange générique) arrivent à se créer une place. En outre, durant ces décennies, deux alternatives s'offrent aux femmes pour justifier la professionnalisation de l'écriture : la voie des arts et, dans le meilleur des cas, la « vocation » littéraire. Il faut attendre la fin des années 1940 pour qu'adviennent des vocations autonomes. Celles-ci marquent une mutation sociale qui s'affirmera avec le temps.