Personne :
St-Arnaud, Martin

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Fonction
Nom de famille
St-Arnaud
Prénom
Martin
Affiliation
Université Laval. Département des relations industrielles
ISNI
ORCID
Identifiant Canadiana
ncf13680900
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Résultats de recherche

Voici les éléments 1 - 1 sur 1
  • Publication
    Accès libre
    Évaluation du système de référence de main-d'œuvre de la Commission de la construction du Québec (CCQ)
    (2021) St-Arnaud, Martin; Bilodeau, Pier-Luc
    En 2011, après plusieurs tentatives infructueuses, l'Assemblée nationale du Québec a aboli le placement syndical de main-d'œuvre au sein de l'industrie de la construction québécoise, et ordonné la mise sur pieds d'un intermédiaire du marché de l'emploi afin de diminuer la dépendance des employeurs en recherche de salariés vis-à-vis des associations syndicales. C'est ainsi que la Commission de la construction du Québec (CCQ) s'est vue attribuer le mandat de mettre sur pied, sous la forme d'une plateforme web, le Carnet de référence de la construction. Cette étude a pour objectif d'évaluer les effets du Carnet de référence de la CCQ sur les pratiques d'embauche de la main-d'œuvre au sein de l'industrie de la construction. Pour ce faire, nous avons cherché à (1) évaluer si, et dans quelle mesure, les acteurs de l'industrie utilisent le programme à l'étude conformément aux lois et règlements en vigueur et (2) si cet intermédiaire du marché de l'emploi remplit son double rôle : éliminer les pratiques de placement illégales et offrir une force de travail compétente. Les résultats obtenus permettent d'affirmer que les pratiques de placement syndical ont diminué dans certains contextes, mais qu'il reste encore plusieurs situations dans lesquelles ces pratiques interdites persistent, notamment en raison du monopole ou du quasi-monopole dont bénéficient certaines associations syndicales, à l'échelle d'un métier, d'une occupation ou d'une région. Ces résultats sont attribués à l'inefficacité de l'intermédiaire choisi par le législateur, à une vision homogène de l'industrie entretenue par les pouvoirs publics, et à une conception étroite des causes du placement syndical. Tout comme d'autres travaux, réalisés au cours des dernières décennies sur le placement syndical dans l'industrie de la construction au Québec, cette étude permet d'attribuer une part de ces pratiques au manque de sécurité d'emploi des salariés de cette industrie particulière.